Anvers, ville diamant, ville d’art… mais aussi ville de contrastes. Comme toute grande métropole européenne, certains quartiers sont moins sûrs que d’autres, surtout si l’on est touriste et que l’on ne connaît pas bien les lieux. On ne va pas te gâcher ton city trip, mais mieux vaut être bien informé pour éviter de finir dans une ruelle louche à chercher un distributeur (spoiler : mauvais plan). Voici donc les quartiers qu’il vaut mieux éviter, ou du moins aborder avec prudence à Anvers.
👉 Tableau récap’ des 5 pires quartiers :
| Quartier | Pourquoi l’éviter (ou être prudent) ? |
| Borgerhout | Quartier populaire, agité la nuit, pickpockets sur Turnhoutsebaan. |
| Kiel | Ambiance tendue, petits trafics, peu animé en soirée. |
| Quartier de la gare | Arnaques aux touristes, pickpockets, ambiance pesante la nuit. |
| Schipperskwartier | Ancien quartier rouge, ruelles peu rassurantes en soirée. |
| Seefhoek | Peu d’intérêt touristique, insécurité ressentie, dégradations. |
Borgerhout : le quartier populaire qui fait débat

Borgerhout, situé juste à l’est du centre historique, est le quartier le plus multiculturel et vivant d’Anvers. Surnommé affectueusement (ou pas) « Borgerokko » par certains locaux, en clin d’œil à sa forte communauté marocaine, le quartier est animé, coloré, bruyant… et parfois un peu agité, surtout la nuit tombée. On y croise des épiceries exotiques, des snacks alléchants et des marchés débordant de vie. Mais attention, derrière ce décor animé, des problèmes de petite délinquance subsistent, notamment autour de Turnhoutsebaan, l’artère principale.
Pour autant, Borgerhout n’est pas à diaboliser. Le quartier connaît depuis quelques années un vent de renouveau artistique et alternatif. Des fresques murales XXL, des bars trendy, des initiatives citoyennes fleurissent ici et là, donnant un charme underground à ce quartier autrefois mal-aimé. Bref, si tu veux t’y aventurer, fais-le en journée, l’appareil photo à la main… mais garde un œil sur ton sac à dos. On est à Anvers, pas à Disneyland.
Kiel : un passé ouvrier… et quelques ombres au tableau
Au sud d’Anvers, Kiel est un quartier à l’âme ouvrière bien trempée, avec ses grandes barres d’immeubles des années 60, vestiges d’une époque où le quartier vibrait au rythme des industries locales. Aujourd’hui, même si certaines zones ont été rénovées, Kiel garde une réputation de quartier « chaud », où tensions sociales, petits trafics et incivilités sont monnaie courante, surtout dans certaines zones résidentielles enclavées. En journée, ça passe… mais la nuit, mieux vaut éviter les balades improvisées en solo.
Mais tout n’est pas si sombre au Kiel ! On y trouve le mythique stade du Beerschot, où les supporters locaux font vibrer les tribunes (et les tympans 😅). Autour, quelques bars sympas et brasseries locales valent le détour. C’est aussi un quartier en mutation, où des initiatives citoyennes tentent de redonner vie au tissu local. Pour les curieux prudents : restez sur les grands axes et évitez de jouer les explorateurs urbains après le coucher du soleil.
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Le quartier de la gare : vitrine touristique… et piège à touristes

Impossible de visiter Anvers sans passer par sa majestueuse gare centrale, un chef-d’œuvre architectural à couper le souffle. Mais attention : une fois sorti de la gare, l’ambiance change rapidement. Les rues adjacentes, notamment vers Pelikaanstraat et De Keyserlei, sont connues pour être le terrain de chasse préféré des pickpockets, rabatteurs insistants et arnaques en tous genres. De jour, c’est animé, commerçant, parfois même charmant… mais dès la tombée de la nuit, le décor devient un peu plus glauque, avec des regroupements peu rassurants et une ambiance pesante.
Cela dit, il ne faut pas fuir ce quartier à tout prix, surtout si tu restes vigilant. À deux pas, le Zoo d’Anvers et le quartier Diamant valent le détour. Et pour boire un verre sans stress, direction Zurenborg, le quartier Art nouveau à seulement 15 minutes à pied. Là-bas, ni pickpockets ni vendeurs de montres « Rollex » douteuses, juste des terrasses animées et une ambiance bien plus détendue 🍻.
Schipperskwartier : entre néons rouges et vieilles légendes

Autrefois quartier chaud officiel d’Anvers, Schipperskwartier a longtemps été synonyme de vitrines, néons rouges et ambiances sulfureuses. Aujourd’hui, bien que la zone ait été en partie nettoyée et régulée, elle conserve cette atmosphère un peu borderline, surtout quand on s’aventure dans ses ruelles après le coucher du soleil. On y croise encore quelques vitrines éclairées, des clubs, des établissements « à thème » et surtout, une faune nocturne parfois… colorée. On l’appelle aussi le quartier rouge.
Mais ne te méprends pas : Schipperskwartier est aussi en pleine mutation. De plus en plus d’artistes, de cafés tendance et même des familles commencent à investir ce quartier historique des marins. Pour le voyageur curieux (mais prudent), c’est un endroit à explorer en journée, avec un bon appareil photo… et un brin de second degré. Après tout, quoi de plus pittoresque qu’un quartier où l’on croise des pêcheurs, des touristes et des drag queens dans la même rue ?
Seefhoek : le quartier mal-aimé d’Anvers
Situé au nord de la ville, Seefhoek traîne une mauvaise réputation tenace. Entre immeubles vieillissants, rues parfois délabrées et une ambiance générale un peu morose, ce quartier populaire est souvent cité par les Anversois eux-mêmes comme « le coin à éviter », surtout la nuit. On y entend souvent parler de petits trafics, insécurité et incivilités, même si, comme toujours, tout le quartier n’est pas à mettre dans le même sac.
Pour le voyageur, il n’y a pas grand-chose à voir à Seefhoek, à part peut-être l’église Saint-François-Xavier ou quelques snacks belgo-turcs qui valent le détour. À moins d’avoir une passion pour les ambiances brutes et les explorations urbaines old-school, mieux vaut privilégier d’autres quartiers plus accueillants et plus sûrs pour flâner ou sortir le soir. Même les pigeons, paraît-il, préfèrent migrer vers le centre-ville 😅.

